L’incontournable du mois sacré de Ramadan, Harira soupe algérienne (recette Hrira) à l’agneau et à la vermicelle que je vous propose de découvrir. Différente de la Chorba, cette soupe est plus riche et onctueuse grâce à la Tadouira.
Harira soupe algérienne (recette Hrira)
Très savoureuse elle se déguste habituellement lors des repas de Ramadhan pour la rupture du jeûne avant le plat principal, ou lors des repas de fêtes, mais elle peut être servie tout au long de l’année. La présence de céleri, de la coriandre et des épices (cannelle, gingembre, carvi, curcuma, ras al hanout) parfume judicieusement les autres produits, dont les célèbres pois chiches.

Harira soupe algérienne (recette Hrira)
Grands amateurs de ces légumes, les habitants du Maghreb en consomment régulièrement dans les soupes, les tajines, dans les salades. Si vous souhaitez gagner du temps, procurez vous des pois chiches précuits en conserve. Dans ce cas, incorporez-les en fin de cuisson et diminuez le dosage de moitié. Harira ou Hrira soupe algérienne ce met traditionnelle et populaire, chaque famille en Algérie a sa propre recette avec les mêmes ingrédients de base mais avec des dosages différents, quelques épices en plus ou en moins mais en conservant l’âme de ce plat ancestral.
Une Hrira onctueuse parfumée à souhait on la déguste en l’arrosant d’un bon filet de jus citron, quelques feuilles de coriandre fraiche un pur délice. Souvent je l’accompagne d’un bon pain maison comme le Batbout ou Khobz Dar pain au four ou de Bourek, de Maakouda ces délicieuses galettes de pomme de terre au persil. Cette délicieuse Harira est riche en goût, on peut l’agrémenter de poulet, de boulettes de viande hachée (kefta), ou même d’un os qui parfumera le bouillon. Vous vous en passer pour une version sans viande elle sera tout aussi bonne.

Notes sur les ingrédients :
Voici quelques-uns des ingrédients principaux de cette recette. Pour une liste complète des ingrédients, consultez la fiche de recette en bas d’article.
- Viande (agneau, veau ou poulet)
- Pois chiches
- Céleri
- Coriandre fraîche
- Persil frais
- Pomme de terre
- Carotte
- Tomates bien mûres
- Concentré de tomate
- Oignon
- Ail
- Ras-el-hanout, cannelle, gingembre en poudre, curcuma en poudre, poivre, sel.
- Fécule de maïs ou farine
- Vermicelles
- Beurre ou beurre rance smen ou huile végétale
- Citron (pour accompagner)
Comment faire la harira soupe à la vermicelle ?
- Faire fondre le Smen avec l’huile dans une cocotte.
- Ajouter la viande, la saisir, puis incorporer oignon râpé, carotte, pomme de terre, tomates réduites en purée.
- Ajouter les épices, les herbes, le concentré de tomates et les pois chiches.
- Mouiller avec 2,5 L d’eau et cuire en cocotte-minute (40-45 min après sifflement).
- Mixer farine et eau dans un blender pour faire le liant. Ajouter concentré de tomates, ail, coriandre et persil.
- Mixer jusqu’à obtenir un mélange lisse et homogène.
- Incorporer le liant dans la soupe, feu doux, en remuant continuellement.
- Ajouter les vermicelles après ébullition.
- Saupoudrer de coriandre et céleri ciselés.
- Assaisonner (sel, poivre), laisser cuire encore 5-10 min, jusqu’à disparition de l’écume.
Ajustements et service :
- Vérifier la texture : la chorba doit être onctueuse mais légère, éviter qu’elle soit trop épaisse comme un flan.
- Rectifier l’assaisonnement si nécessaire.
- Servir bien chaud, accompagné de citron, de pain traditionnel ou de boureks pour un repas complet.
NB : La liste des ingrédients et la préparation détaillée vous sont partagés en bas de page.
Comment conserver la Harira, soupe algérienne à la vermicelle ?
Au réfrigérateur (3 à 4 jours)
- Laisse la Harira refroidir complètement avant de la mettre dans un contenant hermétique.
- Garde-la au frais (4°C max).
- Réchauffe à feu doux en ajoutant un peu d’eau si nécessaire, car la soupe peut s’épaissir avec le temps.
Au congélateur (jusqu’à 3 mois)
- Divise la soupe en portions pour faciliter la décongélation.
- Utilise des sacs de congélation ou des boîtes hermétiques.
- Décongèle au réfrigérateur ou directement à la casserole à feu doux.
Astuce : Si tu prévois de congeler la Harira, évite d’ajouter les vermicelles à l’avance, car ils deviennent mous après congélation. Ajoute-les lors du réchauffage pour une meilleure texture !

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Harira soupe algérienne (recette Hrira)
Ingrédients
La base :
- 300 g de viande d’agneau découpée en dés gigot
- 1 gros oignon émincé
- 3 grosses tomates épluchées
- 1 pomme de terre
- 1 carotte
- 100 g de pois chiches trempées la veille
- 1 cuillère à soupe de concentré de tomates
- 50 g vermicelle facultatif
- 3 cuillères à soupe de céleri haché
- 3 cuillères à soupe de coriandre hachée
- 2 cuillères à soupe de persil haché
- 1 pincée de Ras el hanout
- 1 bâtonnet de cannelle
- 1 cuillère à café de gingembre
- 1 cuillère à café de curcuma
- 1 cuillère à café de carvi moulue karwia
- Sel et poivre
- 1 cuillère à soupe de beurre rance smen
- 2 cuillères à soupe d’huile
- 2 litres d’eau
Le liant Tadouira :
- 3 cuillères à soupe de farine +ou- selon la consistance souhaitée
- 1 petit verre d’eau
- 2 cuillères à soupe de coriandre hachée
- 1 cuillère à soupe de persil haché
- 1 gousse d’ail
- 1 cuillère à soupe de concentré de tomates
- 1 citron pour servir
Instructions
- Dans une cocotte faire fondre Smen avec l’huile ajouter les morceaux de viande les saisir rapidement puis ajouter l’oignon râpé, la carotte et la pomme de terre, les tomates réduites en purée, mélanger le tout puis ajouter les épices, les herbes et le concentrée de tomate et les pois chiches .
- Mouiller le tout avec 2 litres et demi d’eau .
- Fermer la cocotte minute en mettant en marche la soupape, quand la soupape commence à siffler baisser le feu (moyen) puis compter 40 à 45 minutes de cuisson environ.
- Entre temps préparer le liant en mettant dans le blender la farine et l’eau mixer puis ajouter le concentré de tomates, l’ail, la coriandre et le persil continuer à mixer jusqu’à obtenir un mélange lisse et homogène qui servira à donner de l’onctuosité à la Harira.
- Une fois la viande et les pois chiches sont cuits Introduire le liant à la soupe en remuant sans arrêt sur feu très doux et en ayant la main légère car la harira ne doit pas avoir la consistance d’un flan donc vous pouvez ne pas utiliser tout le liant le but c’est d’avoir une harira onctueuse mais reste légère.
- Introduire ensuite les vermicelles après avoir porté à ébullition sans oublier de remuer.
- Saupoudrer du reste de feuilles de coriandre et de céleri ciselés .
- Assaisonner de sel et de poivre puis continuer à mélanger sur feu doux jusqu’à ce que l’écume formé par le liant disparaît compter 5 à 10 minutes environ.
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une jolie soupe bien consistante mais une autre viande pour moi
excellente fin de journée
Merci Guy.
Ca a l’air excellent ! Je vais tester de suite !
Parfait, vous m’en direz des nouvelles !
Belle recette détaillée et belles photos pour l’illustrer
Merci beaucoup, ravie que ça vous plaise !
Merci aux travailleurs marocains d’Oran qui ont introduit la Harira marocaine dans l’ouest algérien en 1960.
La Harira est délicieuse !
Toujours à la ramener pour semer la zizanie algériens marocains c’est le même peuple. n’oubliez pas que les occidentaux ont dessiné les frontières
Notre religion nous unis ✌🏽.
La harira est 100% marocaine, j’ai bien dit marocaine …
La harira est très connue au Maroc, c’est vrai, mais on en prépare aussi en Algérie (coté frantalier avec le Maroc) avec parfois des recettes un peu différentes selon la traditionnelle marocaine. Au final, c’est surtout une belle soupe que beaucoup de gens aiment partager, surtout pendant le Ramadan 🙂
La Harira est une soupe originaire du Maroc qui a été introduite et popularisée en Oranie (Ouest de l’Algérie) par les travailleurs marocains et leurs familles qui ont émigré en Algérie française à partir de la fin du 19ème siècle jusqu’à leur expulsion par Boumédiène.
La Harira étant d’origine marocaine, vous n’avez aucun droit d’écrire “Harira algérienne” car cela constitue une appropriation culinaire !
Vous devez écrire “soupe marocaine façon algérienne” et encore vous ne pouvez même pas écrire cela car toutes les façons et les épices décrits pour réaliser cette sont soupe sont marocains, et la raison est bien simple : car tout simplement la recette est marocaine car c’est une spécialité marocaine.
Par ailleurs, il n’existe pas une seule façon de préparer la Harira marocaine mais plusieurs, selon les régions marocaines. Exemples :
– La Harira au Carvi est celle de Oujda (c’est la version que vous proposez).
– La Harira au ras el hanout (mélange d’épices MAROCAIN) est celle de la ville de Safi.
– La Harira aux amandes de Fès est une variante de la Harira de Fès.
Il y a notamment la Harira de Tétouan et de Marrakech qui diffèrent etc…
Donc, dans la recette que vous proposez, tous est marocain car c’est une spécialité marocaine. Il n y a que l’ajout de la carotte qui peut être perçu comme étant un ajout “algérien” qui défigure d’ailleurs complètement l’authenticité de cette soupe marocaine.
Ainsi, dire “harira algérienne” c’est comme dire “pizza française” : ça n’existe pas et c’est malhonnête. Ce n’est pas parce que la pizza s’est popularisée en France qu’elle en est devenue française car la pizza est originellement italienne, de même que la Harira est originellement marocaine.
De même, vous ne pouvez pas foutre des gens dehors et en plus vous approprier leur cuisine, quelle biaisasse !
Par ailleurs, l’introduction de cette soupe marocaine en Algérie a été attestée par plusieurs figures algériennes :
1- L’écrivaine algérienne Fatéma Bakhaï mentionne l’introduction récente de la Harira marocaine dans l’ouest de l’Algérie par les migrants marocains, dit-elle : « L’introduction de la Harira marocaine est récente en Algérie, cela fait moins de 60 ans, il a fallu attendre l’immigration des Marocains à Oran. Ma mère, algérienne d’Oran, m’a raconté qu’à son époque, elle ne connaissait pas la Harira, et que lorsque les Marocains sont arrivés, ils ont apporté avec eux la recette de la Harira qui a été adoptée par les Algériens d’Oran. » (Sur Canal Algérie : http://www.dailymotion.com/video/x6ro6v)
2- L’anthropologue algérien Malek Chebel a lui aussi mentionné l’introduction de la Harira marocaine en Algérie dans son livre “Dictionnaire amoureux de l’Algérie”, publié en 2012 : « La Harira marocaine, que les algériens de l’ouest consomment pendant les mois d’hiver. ..»
3- L’écrivain Algérien Malek Alloula mentionne l’introduction de la Harira marocaine dans l’ouest de l’Algérie dans un de ses livres, précisant : “Harira : À Oran, cette soupe volonté d’origine marocaine….est surtout consommée durant le ramadan….elle est servie à longueur d’années dans les gargotes et restaurants populaires….”
Donc cesser ces appropriations culinaires et ce vol du patrimoine culinaire marocain, ça devient malaisant, vous nous faites perdre du temps pour quelque chose qui n’a jamais été algérien et qui le sera jamais.
Ça ne vous coûte rien de mentionner la vérité et l’origine exacte de cette spécialité marocaine.
Bonjour,
Merci d’avoir pris le temps de partager votre point de vue.
Je ne conteste absolument pas que la harira fasse partie du patrimoine culinaire du Maroc, où elle occupe une place importante et où il existe de nombreuses variantes régionales.
En revanche, les traditions culinaires du Maghreb sont le fruit de siècles d’échanges, de circulations et d’influences réciproques. De nombreuses recettes existent aujourd’hui sous différentes formes de part et d’autre des frontières, avec des adaptations locales qui font partie de l’histoire des cuisines populaires.
L’expression « harira algérienne » sur ce blog ne vise pas à revendiquer une origine exclusive ni à nier l’importance de la harira au Maroc. Elle désigne simplement une version préparée et consommée dans certaines régions d’Algérie, avec ses propres habitudes et variantes familiales, comme il existe plusieurs versions marocaines.
Concernant les références que vous citez, elles participent au débat historique, mais celui-ci reste plus nuancé qu’une affirmation catégorique. Les histoires culinaires sont rarement aussi simples et font souvent l’objet de discussions entre historiens et anthropologues.
Enfin, je tiens à ce que les échanges sur ce blog restent respectueux. Les accusations de « vol », « d’appropriation » ou les insultes n’apportent rien au débat. Chacun est libre de partager ses connaissances, dans le respect des autres.
Bonne journée.
Bonsoir,
Je vois que vous avez répondu, c’est donc l’occasion d’éclaircir quelques points.
Vous ne semblez pas faire la différence entre le fait que “le Maroc possède des variantes régionales de la Harira”, qui est une chose, ET, “le fait que la Harira soit ORIGINAIRE du Maroc”, qui est une autre chose, ce sont deux choses complètement différente : et je fais bien de pointer cet élément car vous l’utilisez pour refuser d’admettre que la Harira soit originaire du Maroc.
En effet, vous préciser ne pas contester que la Harira fasse partie du patrimoine culinaire du Maroc, chose que vous admettez, en revanche, à vous lire, on comprend aisément que vous contestez et que vous n’admettez pas son origine marocaine, qui est pourtant historique et documentée – c’est une information catégorique que tous les historiens partagent, il n y a donc aucun débat a avoir là-dessus -.
Et c’est là toute la difference car c’est bien ce point qui détermine qu’il y a bien une tentative d’appropriation culinaire en cours. Et c’est aussi là que votre discours devient problématique car en refusant d’admettre l’origine marocaine, vous ouvrez non seulement la porte aux appropriations culinaires, mais vous contredisez les valeurs de respect que vous prétendez défendre en prétendant qu’ignorer l’origine marocaine fait parties de vos droits, vous vous trompez, il n’en est rien, vous déguisez ce refus, ce déni, en le faisant passer pour des “connaissances” limitées que vous aurez et qui vous “empêchent” d’accéder a davantage de connaissances sur le sujet, alors même que davantage de connaissance est possible et accessible, cependant, dans le cas de la Harira, ce n’est même pas nécessaire car l’origine marocaine de la Harira est historique, suffisamment documentée, et est ancrée dans la mémoire collective des Algériens, notamment des personnes âgées dans l’ouest de l’Algérie qui, s’ils sont honnêtes, ne manqueront pas de vous le dire, d’ailleurs, votre déni prouve que vous avez conscience de l’origine marocaine mais que vous avez beaucoup de mal à l’admettre.
Et la raison derrière votre refus assumé et votre déni volontaire d’ignorer l’origine marocaine de cette soupe, tient dans le fait que vous avez totalement conscience que si vous prenez le risque de l’admettre, vous vous retrouverez coincé car cela signifiera que vous ne pourrez plus utiliser le terme fallacieux « harira algérienne » et que vous ne pourrez plus, par ce même biais, apposer le terme « algérien/algérienne » à côté d’autres spécialités d’origine marocaines que vous souhaitez labéliser et rendre « algérienne » sur votre blog comme l’emblématique Tajine marocain au poulet et aux olives que vous avez rendu algérien (tajine djej b zitoun) ou encore, le Tajine marocain le plus emblématique de l’art culinaire marocain : le Tajine d’agneau aux pruneaux & abricots secs que vous avez rendu algérien sur votre blog.
J’apprécie que vous mentionnez le terme « adaptation locale », en effet, j’apprécie car votre utilisation de ce terme souligne le fait que vous êtes consciente que la Harira n’est pas algérienne, même si vous avez du mal a l’écrire explicitement, car en utilisant le terme « adaptation », du verbe « adapter/s’adapter », vous confirmez avoir conscience que la Harira n’a pas de lien originel avec l’Algérie et que c’est une spécialité marocaine introduite en Algérie qui y est consommée par « adaptation locale », adaptation locale donc d’un élément étranger. : Ici, il s’agit de la Harira marocaine, une spécialité originaire de la cuisine marocaine, qui souligne par ailleurs, l’étendu de la présence et de l’influence marocaine dans l’ouest de l’Algérie. Et donc de ce fait, la Harira marocaine a été ADAPTÉE et ADOPTÉE par les algériens de l’ouest, région sous influence et migration marocaine. L’Algérie ne peut donc pas en revendiquer la paternité, autrement dit, vous ne pouvez pas écrire « harira algerienne » car cela constitue une appropriation culinaire et un manque de respect envers le patrimoine culinaire marocain. Et en plus, vous parlez d’adaptation locale de la Harira marocaine dans l’ouest de l’Algérie sans que cette adaptation fasse sens car la recette est restée la même, mis à part l’ajout de la carotte. Et cette modification mineur sur un plat marocain ne peut pas le rendre algérien.
En effet, la pizza italienne carrée consommée massivement dans la street food en Algérie n’est pas algérienne, même si la forme a été changée, l’origine reste la même : l’Italie.
De plus, il existait déjà des pizzas carrées en Italie : La pizza à la coupe (pizza al taglio, en italien) est une variante de la pizza romaine, originaire de Rome et celle-ci est carrée.
Aussi, vous dites : « L’expression « harira algérienne » sur ce blog ne vise pas à revendiquer une origine exclusive ni à nier l’importance de la harira au Maroc » : On ne parle pas ici de l’importance de la Harira au Maroc MAIS de l’origine marocaine de la Harira. Du fait de l’origine marocaine de la Harira, vous n’avez aucun droit d’écrire « harira algérienne ». C’est simple.
Aussi, ce terme est problématique car vous insinuez que la Harira n’est pas exclusivement marocaine et qu’il existerait donc, originellement, une autre harira que la Harira marocaine, ce qui n’est pas le cas car de 1- c’est bien la Harira marocaine qui a été introduite dans l’ouest de l’Algérie, et qu’il ne s’agit donc pas d’une autre spécialité et 2- la recette que vous donnez est bien marocaine car il s’agit de la Harira marocaine : nous reconnaissons notre soupe, dans toutes ses variantes. Et même si vous auriez proposer une autre variante, vous n’avez pas l’adroit d’écrire « harira algerienne » car ça n’existe pas, car la Harira est d’origine marocaine. Dans un cas où la Harira marocaine consommée est revisité en Algérie : vous pouvez écrire « Harira marocaine revisitée » et encore, tout est marocain dans ce que vous proposez à part l’ajout des carottes (et encore, je ne connais pas toutes les variantes de la harira au Maroc, il existe peut-être déjà une variante qui incorpore des carottes, de toute manière ce n’est pas le débat car c’est une spécialité d’origine marocaine, donc nous marocains, on met ce qu’on veut dedans, sans devoir rendre des comptes à personne, c’est la différence entre le propriétaire et le « locataire »), vous utilisez même des combinaisons et mélanges d’épices marocains, qui sont propres à la cuisine marocaine. Il n y a rien d’Algérien dans cette soupe d’origine marocaine. La “Tadouira” de la Harira est notamment une technique culinaire marocaine. Alors de quel droit rendre une spécialité marocaine « algérienne » ? Est-ce que vous êtes marocaine et qu’on vous aurait oublié en Algérie par hasard ?
Vous dîtes : “De nombreuses recettes existent aujourd’hui sous différentes formes de part et d’autre des frontières” : Non, ce n’est pas le cas ici. La forme culinaire de cette recette que vous proposez est marocaine : c’est une recette marocaine et même les épices utilisées sont des combinaisons d’épices marocaines. De plus, on ne parle pas du Couscous ici mais de la Harira. Si le couscous existe aussi en Tunisie et en Libye, ce n’est pas le cas de la Harira, ainsi, en mentionnant l’existence de plats partagés dans tout le Maghreb, vous êtes hors-sujet car la Harira n’est pas présente dans le centre de l’Algérie, ni, à l’est, (consommée seulement à l’ouest, côté frontière du Maroc car introduite par les migrants marocains), ni en Tunisie, ni en Libye car c’est un plat unique du Maroc, originaire du Maroc et inventé par les marocains, et ce n’est pas un plat “partagé” : avec ça, vous ne prouvez rien, mis à part que certains plats sont partagés par certains pays, ce qui n’est pas le cas de la Harira qui est un plat unique du Maroc car ORIGINAIRE du Maroc. Faites donc la différence entre les plats uniques et propres à chaque pays et les plats partagés. Il y a des plats ou des desserts partagés au Maghreb comme le « makrout », qui, à défaut de connaitre son origine exacte, est attribué au tout Maghreb, c’est un plat partagé, pas unique, contrairement à la Harira dont on connait l’origine marocaine et qui grâce à son origine marocaine connue, empêche justement toutes confusions sur l’origine et toutes appropriations culinaires.
Ensuite, vous parlez de ces recettes qui diffèrent selon les régions, c’est un fait mais c’est hors sujet car cela veut simplement dire que dans l’exemple de la Harira marocaine, elle est effectivement faite différemment dans chaque maison marocaine, selon les régions, même s’il y a une recette générale sur laquelle tous sont d’accord, certains préfèrent l’acidité, d’autres préfèrent qu’elle soit un peu plus sucré ou différemment épicée. Cela ne justifie pas que les non-marocains s’approprient la Harira marocaine et la font passer pour algérienne, ou tunisienne, ou encore sénégalaise. Votre argument alourdit la discussion sans lui donner du sens ou l’enrichir.
Vouloir s’approprier la Harira marocaine, dans toute sa singularité, et ses épices marocaines, son savoir-faire, son histoire, ses variantes, revient à manquer de respect à l’art culinaire marocain et à sa riche histoire. Et nous, en tant que marocains, nous percevons cela comme une atteinte à notre cuisine et à l’histoire millénaire de notre Harira et notre gastronomie. C’est notre ressenti. Et vous devez respecter ça. Que cela vous plaise ou non.
De plus, en ajoutant des carottes, vous défigurez l’histoire et la composante originale de cette spécialité marocaine : les mets ont une histoire et respecte une logique gustative historique qui a pris plusieurs siècles à se façonner, vous ne pouvez donc pas vous permettre de vous appropriez et en plus, de défigurer et de mettre ce que vous voulez dedans, et briser cette logique comme cela vous semble. Ce n’est pas acceptable. C’est un manque de respect.
Vous dites qu’en utilisant le terme « “L’expression « harira algérienne » sur ce blog ne vise pas à revendiquer une origine exclusive », cependant, cette expression maladroite vise à revendiquer une origine multi-culturelle de la Harira marocaine et cette tentative porte un nom : on appelle ça une appropriation toponymique culinaire à visée d’appropriation brute, dans le but étant de, non seulement s’approprier, mais aussi de semer le doute sur la marocanité de la harira que vous consommez par adoption et adaptation dans l’ouest de l’Algérie.
Notamment, l’expression « harira algérienne » est problématique car la harira algérienne n’existe pas, ce sont des versions marocaines de la harira marocaine que vous proposez. Et en aucun cas une telle conque variante, connue ou inconnue de la Harira marocaine censurerait son origine historiquement marocain. Le terme que vous utilisez est aussi problématique dans la mesure où vous contribuer fallacieusement à normaliser ce terme et ainsi, à normaliser l’appropriation culinaire et à banaliser que des spécialités marocaines soient labellisées algériennes, et c’est là où c’est extrêmement dangereux et problématique et où on passe un cap en plus dans ces tentatives crues d’appropriations culinaires parce qu’en agissant ainsi, vous défendez en toute complicité que les spécialités d’origine marocaines soient labellisées algériennes par force (ou part votre ignorance), brouillant ainsi l’origine exacte et contribuant à faire planer volontairement le doute sur l’origine exclusivement et historiquement marocaine de ces spécialités : on appelle ce procédé fallacieux, frauduleux et non éthique : « de l’appropriation culinaire ».
Exemple : la pizza étant d’origine italienne, aucun pays, doté d’une conscience éthique et collective, ne s’amusera à écrire « pizza française », ou « pizza espagnole », tout simplement car ces pays civilisés, dotés d’une forte identité nationale, ne sont pas en proie à une crise identitaire, et ces pays, civilisés, sont éduqués face au fléau de l’appropriation culturelle et culinaire.
Si on laisse faire, la banalisation des labélisations algériennes des spécialités marocaines touchera bientôt tous les pans de la gastronomie marocaine et c’est déjà le cas, d’où l’intérêt de tirer la sonnette d’alarme. Par exemple : la Pastilla marocaine est elle aussi victime de ce fléau, cette spécialité millénaire originaire du Maroc se fait parfois labellisée de force « pastilla algerienne », comme votre compatriote algérienne Sherazade Laouedj a tenté de faire. Puis, elle a tenté de faire la même chose avec le Sellou marocain et des tas d’autres spécialités marocaines.
D’autres spécialités marocaines soufrent de ces appropriations culinaires constantes notamment le thé à la menthe marocain que je vois trop souvent d’ailleurs sur votre blog, à croire que vous êtes marocaine. Le thé à la menthe est d’origine marocaine, et est un élément culturel historiquement exclusivement marocain, qui n’a rien à faire sur les photographies culinaires que vous partagez sur votre blog culinaire en tant qu’algérienne : souhaitez-vous devenir marocaine ?
Vous n’avez pas de cohérence au niveau de votre identité. Vous utilisez notamment des assiettes issues de l’artisanat marocain. Décidément, il n y pas que la harira marocaine que les algériens ont adoptées, c’est toute l’identité marocaine qui est adoptée. Du coup, j’ai une petite question : vous n’avez pas d’identité ?
Aussi, sachez que parler de « vol » et « d’appropriation » et tout a fait légitime dans ce contexte car vos actes (et ceux de vos compatriotes, notamment Sherazad) traduisent ce fait, et ce n’est pas une insulte : le terme « voleur » n’est pas une insulte mais un terme juridique utilisé lorsqu’un individu tente de posséder, par la force ou par la ruse, un objet, ou une œuvre etc…qui ne lui appartient pas. Ainsi, il faut assumer votre position, soit vous êtes du bon côté, soit du mauvais, un voleur ne saurait être pris pour un vendeur et ne saurait exigé être considéré autrement et encore moins être traité comme une victime.
C’est votre choix, ce sont vos actes qui définissent votre posture. Moi, je ne fait que de constater, et dans ce cas-ci, et après échange, les preuves sont suffisamment évidentes. En effet, votre refus de mentionner l’origine marocaine de la Harira en dit long sur votre perception et traduit plutôt bien et est fidèle à la manière dont vous aborder cette discussion, c’est-à-dire avec du déni, beaucoup de tours autour du pot et vous jouez beaucoup avec les mots, pensant peut-être que je ne verrais rien.
Puis, y a une grande différence entre « manquer de respect, insulter », et « dire la vérité, dresser un constat sur un fait alarmant », ainsi, vous faites peut-être passer mes interventions pour du « manque de respect » afin que cela vous évite (que vous n’ayez pas) à répondre aux accusations qui planent sur votre blog ?
Vous dites : « Elle désigne simplement une version préparée et consommée dans certaines régions d’Algérie, avec ses propres habitudes et variantes familiales, comme il existe plusieurs versions marocaines. » : or, vous ne pouvez pas dire ça car la Harira est d’origine marocaine, nos variantes découlent donc d’une œuvre de notre propre création et invention, ce qui n’est pas le cas en Algérie car la Harira étant d’origine marocaine, toutes les variantes qui en découlent le sont aussi, par ce même biais, marocaines. La preuve étant que vous proposez une variante marocaine de la harira marocaine (ingredients, épices, préparation, Tadouira et savoir-faire). Mais qu’en plus, vous citez des habitudes familiales culinaires marocaines qui on été adoptées par les algériens de l’ouest, alors sous influence culturelle et culinaire marocaine = de ce fait, ce ne sont pas des « habitudes et variantes familiales algériennes » mais des « habitudes et variantes familiales marocaines adoptées, comme vous l’avez mentionner, par les algériens de l’ouest », NUANCE. Les habitudes culinaires marocaines ne sont pas algériennes, et ne le deviendront pas car il y a des siècles d’histoire derrière chacune de nos spécialités, c’est trop facile de s’approprier.
C’est un peu la même chose qui se passe avec les mariages en Algérie, ils ont presque tous « adoptés »/copier les mariages marocaines avec neggafa, vêtements marocains, cuisine marocaine etc…
Voyez-vous, à cause des algériens qui pratiquent et soutiennent vos mêmes manœuvres déroutantes, on se retrouve avec un article Wikipedia de la Harira, rédigé par des utilisateurs algériens, qui refusent l’origine marocaine et qui ont attribuée un origine « maghrébine » par modification forcée. Résultat : la Harira marocaine est bel et bien victime d’appropriation culinaire. Et les blogs culinaires comme les vôtres qui labélisent des spécialités marocaines en y déposant par force un cachet algérien dessus, sont complices de ces supercheries. Vous devez en prendre conscience et vous devez prendre vos responsabilités.
Dernière chose : le terme « algérien/algérienne » de l’expression « Harira algérienne » que vous utilisez, sont des denominations, ce sont des termes dénominatifs qui sont censés indiquer l’origine d’un plat et sa portée historique sur le plan civilisationnelle millénaire, ces dénominations portent en eux le sens historique et originel d’une spécialité, ainsi, vos ne pouvez pas dire « Harira algérienne » car pour pouvoir dire ça, il aurait fallu que les algériens l’inventent, or, ce n’est pas le cas, c’est une création marocaine qui n’a rien à voir avec l’Algérie : vous ne pouvez pas prendre une spécialité marocaine, ajouter des carottes et dire : « ah ! c’est une spécialité algérienne ! » Non, c’est pas possible madame, ainsi, une spécialité marocaine ne peut pas devenir algérienne uniquement car vous avez décider d’ajouter des carottes et d’apposer le terme « algérien » de force à côté, pensant ainsi, les rendre « algériens », et cela malgré les plaintes marocaines.
Les plats ont une histoire et une origine que vous refusez à priori de respecter. Vous êtes donc mal placé pour parler de « respect ». Et en tant qu’algérienne, vous êtes mal placé pour parler d’histoire et du fait de votre gentilé, je comprends mieux pourquoi vous êtes tant étourdie sur ces questions qui portent sur l’origine des plats. Cela s’explique par le fait que la grande partie des plats que vous consommez en Algérie sont originaires de Turquie et d’Anatolie (les restes d l’Empire Ottoman, comme : les Börek, Dolma Turcs, les pâtes Irano-mongoles, « reshteh », appelée « Rechta » en Algérie, les Samsades, appelée Samsa en Turquie, la Coca Espagnole, Le şambalı Turc, renomné « qalb el louz » en Algérie etc…), c’est pour cette raison que vous craignez que l’origine des plats soient mentionnées et que vous montrez de la prudence à ne pas vous aventurer sur ce terrain là car vous savez déjà ce qu’il en est par avance et que vous savez que vous êtes perdante par avance.
Nous concernant, notre patience a atteint ses limites face à ses appropriations culinaires algériennes de notre cuisine marocaine.
Cordialement.